Fabienne Bercegol, Helmut Meter (dir.). Métamorphoses du roman sentimental xixe-xxie siècle. Paris, Classiques Garnier, « Études dix-neuviémistes », 2015, 345 p.
Roland Barthes signale le caractère particulier de la théâtralité baudelairienne : elle fuit le théâtre et s’infiltre dans tous les autres domaines. Tout est donc théâtral chez le poète sauf, paradoxalement, ses projets de théâtre avortés. Or sa théâtralité n’a rien à avoir avec la prédominance de l...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2018
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Roland Barthes signale le caractère particulier de la théâtralité baudelairienne : elle fuit le théâtre et s’infiltre dans tous les autres domaines. Tout est donc théâtral chez le poète sauf, paradoxalement, ses projets de théâtre avortés. Or sa théâtralité n’a rien à avoir avec la prédominance de l’illusion sur la réalité : elle accorde de la valeur à tout ce qui est vraiment réel et sincère, à savoir « le naturel » au sens théâtral du terme. Elle concerne surtout la relation du sujet avec un monde investi d’une faculté virtuelle, où il doit se comporter d’une façon tout aussi naturelle qu’artificielle. C’est assurément la condition de l’acteur qui incarne une personnalité autre que la sienne, mais aussi celle des personnages que Baudelaire invoque dans ses poèmes en prose ou dans ses Salons, et celle de l’artiste lui-même qui doit être conscient de sa double nature. |
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