De l’art de la mystification dans Le Spleen de Paris : pour une « explication syphilitique » des « Yeux des pauvres »
Que « Les Yeux des pauvres » relève de la mystification poétique, on ne saurait en douter tant se devine, dans le procès pour insensibilité que le narrateur intente à sa maîtresse, l’œuvre de la mauvaise foi. Aussi se propose-t-on d’interroger le récit de cette soirée pour tenter d’y découvrir la se...
Enregistré dans:
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2018
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Que « Les Yeux des pauvres » relève de la mystification poétique, on ne saurait en douter tant se devine, dans le procès pour insensibilité que le narrateur intente à sa maîtresse, l’œuvre de la mauvaise foi. Aussi se propose-t-on d’interroger le récit de cette soirée pour tenter d’y découvrir la secrète raison de la rupture des amants. L’hypothèse ici avancée est qu’elle réside dans la jalousie du narrateur qui voit la femme échapper au mal dont lui-même souffre : la syphilis. L’ensemble du poème est interprété comme une variation sur cette « lèpre des temps modernes », dont semblent atteints aussi bien les pauvres que le narrateur et dont le café parisien apparaît comme une saisissante allégorie. Mais derrière la dénonciation de cette cruelle réalité, c’est aussi une réflexion sur l’entreprise poétique qu’engage le poème, qui fait de la contagion une métaphore de l’interprétation. |
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