Gustave Flaubert ou l’alambic des rêves
Cet article se propose d’explorer le statut fondamental et ambivalent du rêve dans l’œuvre de Flaubert en s’intéressant au dialogue critique que le romancier noue – sur cette question – avec l’héritage romantique et le discours savant. Du romantisme des premières années à l’idéal d’un art capable de...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2018
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article se propose d’explorer le statut fondamental et ambivalent du rêve dans l’œuvre de Flaubert en s’intéressant au dialogue critique que le romancier noue – sur cette question – avec l’héritage romantique et le discours savant. Du romantisme des premières années à l’idéal d’un art capable de « faire rêver », en passant par la dénonciation du rêve comme illusion et menace, le rêve est au cœur de l’esthétique flaubertienne. Familier des débats médicaux de l’époque sur les liens entre rêve, hallucination et folie, Flaubert restitue les états hallucinatoires et oniriques avec une acuité clinique et fait du rêve un principe structurant dans ses projets de féerie et dans La Tentation de Saint Antoine. Si le rêve peut se dégrader en poncif sentimental, il est aussi un puissant ressort créatif : conscient des appas et des dangers du rêve, Flaubert cultive l’idéal d’une rêverie maîtrisée. |
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