Rêveries astronomiques : la pluralité des mondes dans le rêve chez Edward Young, Jean Paul Richter, Novalis et Gérard de Nerval

L’idée de la pluralité des mondes, née sous la plume de Giordano Bruno à la fin du xvie siècle, a fasciné les écrivains des Lumières et de l’époque romantique. Outre la forme du dialogue philosophique, la révélation des mondes pluriels a été très tôt associée au récit onirique, et de nombreux auteu...

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Päätekijä: Besson, Alexandra
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2018
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:L’idée de la pluralité des mondes, née sous la plume de Giordano Bruno à la fin du xvie siècle, a fasciné les écrivains des Lumières et de l’époque romantique. Outre la forme du dialogue philosophique, la révélation des mondes pluriels a été très tôt associée au récit onirique, et de nombreux auteurs ont relaté leur voyage vers les autres mondes en racontant un rêve. Mais chez une constellation d’auteurs romantiques, le voyage astral à travers les mondes multiples s’éloigne radicalement de la science-fiction et devient symétrique d’un voyage intérieur. Chez Edward Young déjà, et plus encore chez Jean Paul, Novalis et Nerval, le rêve cosmique nourrit l’espoir de trouver une planète où les vivants et les morts seraient réunis, dans un imaginaire empreint de néoplatonisme où les myriades du ciel décuplé correspondent à l’expansion galopante du Moi.