L’écrivain néo-latin n’est-il qu’un couseur de centons ? Réponse de Jean Dominique Fuss à Boileau et à Voltaire

Encore pratiquée au xixe siècle, la littérature néo-latine souffre désormais d’un défaut de légitimité. L’une des raisons de cette perte de crédit réside dans l’émergence d’une conception nouvelle de la langue, qui devient indissociable du peuple qui la parle. Jean Dominique Fuss, poète latin tardi...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Bertiau, Christophe
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2017
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Encore pratiquée au xixe siècle, la littérature néo-latine souffre désormais d’un défaut de légitimité. L’une des raisons de cette perte de crédit réside dans l’émergence d’une conception nouvelle de la langue, qui devient indissociable du peuple qui la parle. Jean Dominique Fuss, poète latin tardif, se bat pour défendre sa langue première d’écriture. Parmi ses cibles, on trouve Nicolas Boileau et Voltaire. Ceux-ci placent l’écrivain néo-latin face à une alternative bien peu réjouissante : bricoler un texte nouveau à partir de morceaux des textes anciens ou renoncer à écrire correctement. Pour revaloriser la production néo-latine, Fuss s’emploie à démontrer, d’une part, que toute langue littéraire est une langue « morte », d’autre part, que l’imitation des Anciens n’empêche en rien l’originalité.