Statues ou silhouettes ? Portraits de l’artiste en grand homme à l’aube de la Troisième République

Le romantisme avait déjà suggéré pour l’artiste non seulement une place à part dans la société, mais aussi une responsabilité collective. Rien d’étonnant, dès lors, à ce que la République naissante, à partir de 1870, choisisse pour son panthéon des grands hommes des figures d’artistes. L’une des voi...

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Gaboriaud, Marie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2017
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Le romantisme avait déjà suggéré pour l’artiste non seulement une place à part dans la société, mais aussi une responsabilité collective. Rien d’étonnant, dès lors, à ce que la République naissante, à partir de 1870, choisisse pour son panthéon des grands hommes des figures d’artistes. L’une des voies de diffusion de ce panthéon est le genre du portrait, qui se déploie surtout dans un cadre non romanesque et non fictionnel. Cependant, la forme particulière du « portrait », brève, enlevée, polymorphe, sujette à toutes les déformations et qui prend souvent le nom de « Silhouette », s’accommode mal du projet pédagogique de canonisation républicaine, dont la forme favorite est la statue, et sa traduction littéraire : la monographie. L’article s’attache à mettre en lumière ce problème, et les stratégies de détournement mises en œuvre par les portraitistes.