1817, un état de l’imaginaire social. Hugo sociocriticien ?
La littérature n’est pas entée sur une épistémologie. Elle n’est donc pas une science. En revanche, elle est hantée par la semiosis sociale qui l’entoure, cette interaction constituant l’objet propre de la sociocritique. Un regard lancé dans cette perspective montre que les textes littéraires con...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2017
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La littérature n’est pas entée sur une épistémologie. Elle n’est donc pas une science. En revanche, elle est hantée par la semiosis sociale qui l’entoure, cette interaction constituant l’objet propre de la sociocritique. Un regard lancé dans cette perspective montre que les textes littéraires contemporains ont toujours été – entre autres – branchés sur la science sociale dominante du moment, par exemple la linguistique dans les années 1960-1970, la sociologie dans les années 1980-2000, l’économie aujourd’hui. Mais, dès qu’un texte est vraiment écrit, il ne se borne pas à n’être que l’application d’une science comme la sociologie. Il en brouille les hypothèses, en contredit les méthodes, met en doute ses résultats. Au mieux, il propose sa lecture critique du monde social. « L’année 1817 », chapitre des Misérables de Victor Hugo, en fournit un bon exemple.
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