Gilles Bonnet. La Pantomime noire, 1836-1896. Paris, Hermann, 2014, 348 p.

Mettre crosse en l'air semble un geste subversif transparent et sans ambiguïtés, signifiant l'insubordination et le refus de faire feu. Mais, loin d'être évidentes, les crosses en l'air, réinsérées dans un long xixe siècle, se révèlent longtemps insaisissables. Détail intempes...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Martinez, Ariane
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2016
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Mettre crosse en l'air semble un geste subversif transparent et sans ambiguïtés, signifiant l'insubordination et le refus de faire feu. Mais, loin d'être évidentes, les crosses en l'air, réinsérées dans un long xixe siècle, se révèlent longtemps insaisissables. Détail intempestif des situations insurrectionnelles, la crosse en l'air surgit lors de la période révolutionnaire en des énonciations et pratiques variées – apaisement, fraternisation, armes retournées et geste souverain – puis se fige comme une punition militaire infamante, des guerres napoléoniennes aux Trois Glorieuses. Elle réapparaît lors des insurrections du mitan du xixe siècle en un sens aussi fraternitaire qu'incertain (1834-1851), avant de se cristalliser en 1871 sous le signe d'une violente rupture révolutionnaire.