Nuits d'encre : le travail et la mesure
Le xixe siècle se concentre sur le travail envisagé comme un effort segmentable en quantums mesurables et rétribuables. Se pose alors la question de la légitimité du travail littéraire fourni hors du dispositif industriel, à domicile. Cette pression entraîne un double mouvement : la revendication...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2016
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Le xixe siècle se concentre sur le travail envisagé comme un effort segmentable en quantums mesurables et rétribuables. Se pose alors la question de la légitimité du travail littéraire fourni hors du dispositif industriel, à domicile. Cette pression entraîne un double mouvement : la revendication du travail littéraire comme valeur et processus partiellement mécanique qui légitime sa rétribution et son insertion dans un régime médiatico-industriel, et la préservation de sa sacralité. Le rapport ambivalent de l'écrivain au travail nocturne, compromis entre le mesurable et le sacré, permet de mieux saisir la problématique psychologique et socio-économique dont l'écrivain moderne, de Balzac aux Goncourt en passant par Daudet, se trouve dépendant. Il permet aussi d'appréhender l'efficacité critique de la « chronométrie » du fait littéraire.
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