Muséophobies. Pour une histoire du musée du point de vue de ses contempteurs
La muséophobie est aussi vieille que l’idée de musée. En le récusant dans son principe – et non dans telle ou telle de ses modalités – elle contribue à révéler l’étrangeté intrinsèque d’un phénomène – le musée – qui procède d’une situation historique donnée, celle des sociétés occidentales depuis...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2016
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | La muséophobie est aussi vieille que l’idée de musée. En le récusant dans son principe – et non dans telle ou telle de ses modalités – elle contribue à révéler l’étrangeté intrinsèque d’un phénomène – le musée – qui procède d’une situation historique donnée, celle des sociétés occidentales depuis la Révolution. Deux conditions, génératrices à la fois d’angoisse et d’ivresse, caractérisent cette situation : une historicisation radicale de toute réalité et un culte dominant des images, principe de la société du spectacle. Dès l’origine, ces deux aspects sont identifiés dans la pensée de Quatremère de Quincy, cellule-mère d’une critique radicale de l’idée de musée. Après lui, cette critique, quoique toujours minoritaire, s’est perpétuée selon diverses modalités. On propose ici d’en distinguer trois, présentes aussi bien dans la littérature que dans les arts : la phobie mélancolique, l’élan révolutionnaire et l’introspection critique.
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