Balzac et le cénacle hugolien. Un point d’histoire du romantisme
En 1853, Alexandre Dumas évoque Balzac en ces termes : « Ce n’était ni un ami, ni un frère, c’était plutôt un rival, presque un ennemi. » Aujourd’hui, on ne peut plus guère comprendre une telle déclaration, tant notre regard sur le romantisme a été modelé par le Victor Hugo raconté par un témoin...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2016
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En 1853, Alexandre Dumas évoque Balzac en ces termes : « Ce n’était ni un ami, ni un frère, c’était plutôt un rival, presque un ennemi. » Aujourd’hui, on ne peut plus guère comprendre une telle déclaration, tant notre regard sur le romantisme a été modelé par le Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie. Cet ouvrage fait de Balzac, à la fin des années 1820, un visiteur du cénacle de la rue Notre-Dame-des-Champs et – à l’instar de Dumas à l’époque – un soutien de Hugo (Balzac aurait été présent à la lecture de Marion de Lorme puis à la création d’ Hernani). Mais faut-il accorder du crédit à ces affirmations ? Le recoupement des témoignages montre que non. Balzac n’a pas rejoint, autour de 1829, les cohortes hugoliennes. Extérieur au mouvement des réformateurs, il a pu ainsi être perçu, au fur et à mesure qu’avançaient les années 1830, comme le rival voire effectivement comme l'« ennemi » des anciens membres du cénacle.
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