Revenance de l’épique dans Le Spleen de Paris
Convaincu que l’épopée – en tant que genre – n’a plus lieu d’être, Baudelaire ne renonce pas cependant à un héroïsme du présent, élevé par lui au rang d’un principe ordonnateur de la figuration et du discours poétiques. Les valeurs et les motifs d’un monde ancien, qu’illuminent les rayons de la gr...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2016
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Convaincu que l’épopée – en tant que genre – n’a plus lieu d’être, Baudelaire ne renonce pas cependant à un héroïsme du présent, élevé par lui au rang d’un principe ordonnateur de la figuration et du discours poétiques. Les valeurs et les motifs d’un monde ancien, qu’illuminent les rayons de la grandeur, de la noblesse et de la gloire, font ainsi retour dans des contextes qui en déportent à dessein l’incidence, en dénaturent la signification ou en infléchissent les résonances. Loin de célébrer les vertus d’un temps advenu, le « côté épique de la vie moderne » ( Salon de 1846) s’éclaire du jour oblique d’une conscience mélancolique et endeuillée. Contre l’Histoire et ses fatales avancées, celle-ci s’institue en mécanisme de revenance, favorisant de la sorte une hantise du passé et redessinant le présent comme le théâtre toujours redéfini d’un affrontement continu avec le temps – scène d’où ressortent grandis et anoblis les anonymes héros du quotidien. Cet article se propose d’examiner quelques-uns de ces affleurements épiques dans Le Spleen de Paris.
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