Edgard Pich. Le Temps, la mort, le moi et la littérature. Lyon, Jacques André Éditeur, 2014, 328 p.

Chez Baudelaire, les amuseurs grotesques sont des personnages tragiques et macabres, dont l’apparence rieuse cache un malaise profond. C’est que le pitre est un « fou artificiel » (« Le Fou et la Vénus »), un être scindé qui à force de feindre la démence, se coupe des autres, de soi et du Vrai. Le...

全面介紹

Enregistré dans:
書目詳細資料
主要作者: Feuillebois, Victoire
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: 2015
在線閱讀:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
實物特徵
總結:Chez Baudelaire, les amuseurs grotesques sont des personnages tragiques et macabres, dont l’apparence rieuse cache un malaise profond. C’est que le pitre est un « fou artificiel » (« Le Fou et la Vénus »), un être scindé qui à force de feindre la démence, se coupe des autres, de soi et du Vrai. Les paradoxes du pitre, cabotin médiocre et artiste sublime, gagnent à être compris à l’aune de la réflexion baudelairienne sur le rire. Si, dans ses diverses incarnations (bouffon, saltimbanque, histrion sont des figures voisines mais dont les attributs diffèrent), le fou artificiel est un « répondant allégorique du poète » (J. Starobinski), c’est surtout parce que malgré sa « grâce spéciale », il souffre de ne pouvoir approcher du Beau autrement qu’en le singeant par des mimiques risibles.