Marie-Ange Maillet, Norbert Waszek (dir.). Heine à Paris. Témoin et critique de la vie culturelle française. Paris, Éditions de l’Éclat, 2014, 189 p.
Chez Baudelaire, les amuseurs grotesques sont des personnages tragiques et macabres, dont l’apparence rieuse cache un malaise profond. C’est que le pitre est un « fou artificiel » (« Le Fou et la Vénus »), un être scindé qui à force de feindre la démence, se coupe des autres, de soi et du Vrai. Le...
Uloženo v:
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2015
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Chez Baudelaire, les amuseurs grotesques sont des personnages tragiques et macabres, dont l’apparence rieuse cache un malaise profond. C’est que le pitre est un « fou artificiel » (« Le Fou et la Vénus »), un être scindé qui à force de feindre la démence, se coupe des autres, de soi et du Vrai. Les paradoxes du pitre, cabotin médiocre et artiste sublime, gagnent à être compris à l’aune de la réflexion baudelairienne sur le rire. Si, dans ses diverses incarnations (bouffon, saltimbanque, histrion sont des figures voisines mais dont les attributs diffèrent), le fou artificiel est un « répondant allégorique du poète » (J. Starobinski), c’est surtout parce que malgré sa « grâce spéciale », il souffre de ne pouvoir approcher du Beau autrement qu’en le singeant par des mimiques risibles.
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