Bibliographie sélective
L’article s’intéresse à la relation que le premier cinéma entretient avec le merveilleux fin-de-siècle, c’est-à-dire avec un exercice de dévoiement des codes du merveilleux traditionnel d’abord mené dans d’autres champs d’activité artistique, puis ensuite récupéré par le cinéma naissant. L’objectif...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2015
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’article s’intéresse à la relation que le premier cinéma entretient avec le merveilleux fin-de-siècle, c’est-à-dire avec un exercice de dévoiement des codes du merveilleux traditionnel d’abord mené dans d’autres champs d’activité artistique, puis ensuite récupéré par le cinéma naissant. L’objectif est de mettre en scène la disparition du merveilleux : la modernité s’introduit dans le conte de fées pour créer un merveilleux à l’usage des adultes, la dépravation l’emporte sur l’innocence. La fée est discréditée : elle perd ses pouvoirs, invite les hommes au relâchement, à l’érotisme. L’usage est aussi à l’inversion de valeurs : les réalisateurs exacerbent l’intérêt porté à l’accessoire. Le merveilleux scientifique, enfin, rationalise l’extraordinaire. La machine banalise le merveilleux, annonce son inutilité, avec ce paradoxe que le premier cinéma renouvelle les codes du merveilleux en annonçant son extinction. |
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