La réinvention du merveilleux dans l’histoire romantique
L’histoire, au xixe siècle, aborde le merveilleux des traditions anciennes et des chroniques avec le scepticisme devant le surnaturel que lui impose le statut scientifique auquel elle aspire. L’herméneutique des mythes, l’exigence de comprendre et de restituer les mentalités passées font néanmoin...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2015
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | L’histoire, au xixe siècle, aborde le merveilleux des traditions anciennes et des chroniques avec le scepticisme devant le surnaturel que lui impose le statut scientifique auquel elle aspire. L’herméneutique des mythes, l’exigence de comprendre et de restituer les mentalités passées font néanmoins qu’elle ne balaie pas ces témoignages de visions du monde désuètes, portes d’accès à une subjectivité disparue. Plus encore, les historiens, tout en tenant à distance les enjolivements des fables, élaborés le plus souvent au profit des puissants, en viennent à reporter sur l’histoire même, sur la capacité des hommes à transformer leur réalité, sur la puissance disruptive de l’action, sur le pouvoir mobilisateur de la croyance, la dimension du merveilleux. Très sensible dans l’engouement collectif pour une discipline qui fait ressurgir, à la manière d’une évocation magique, le passé, l’aura merveilleuse de l’histoire n’est pas sans poser, aux yeux d’un Quinet et d’un Michelet, le problème de la fonction idéologique de leur science.
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