La quadrature du conte. La féerie en France au temps du romantisme (1800-1848)

La France a connu avant ses voisins, dès Perrault, le mouvement de retour à ses sources populaires et fabuleuses. Mais, au début du xixe siècle, l’attitude de Mme de Staël témoigne d’une évolution durable à l’égard du merveilleux : le besoin de vérités hérité des Lumières empêche désormais toute...

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Auteur principal: Chelebourg, Christian
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2015
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:La France a connu avant ses voisins, dès Perrault, le mouvement de retour à ses sources populaires et fabuleuses. Mais, au début du xixe siècle, l’attitude de Mme de Staël témoigne d’une évolution durable à l’égard du merveilleux : le besoin de vérités hérité des Lumières empêche désormais toute hypotypose de l’irréel. D’accord avec Walter Scott qui redoute une mise à nu des artifices de l’écriture, Nodier prône un merveilleux rationalisé : ce sera le fantastique. Le succès des « Féeries » dramatiques sur les scènes populaires contribue au discrédit de leur imaginaire. Dans ces conditions, il ne peut se renouveler que dans la littérature de jeunesse, avec Mme de Girardin ou Hetzel, avant Dumas qui entame, en 1844, son entreprise de phagocytage des œuvres d’Hoffmann, Grimm et Andersen.