Faire l'histoire ou la peindre (1861-1898)
Le paradigme autour duquel s'organise la modernité est celui d'un questionnement interne au médium, questionnement auquel l'artiste tend à circonscrire son propos. Cette définition autoréférentielle de la peinture énoncée par Courbet et Manet exclut par principe les peintres d'...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2015
|
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le paradigme autour duquel s'organise la modernité est celui d'un questionnement interne au médium, questionnement auquel l'artiste tend à circonscrire son propos. Cette définition autoréférentielle de la peinture énoncée par Courbet et Manet exclut par principe les peintres d'histoire de l'histoire de la peinture. C'est seulement du côté de l'arrière-garde (Gérôme) ou d'acteurs dont l'historiographie n'a pendant longtemps guère su quoi penser (Moreau) que l'histoire a encore pu être peinte. Misant tout sur le sujet, Gérôme invente des images d'une grande modernité, mais absolument anti-picturales en termes d'exécution. Par contraste, Moreau cherche à réconcilier le penseur et l'ouvrier. Dans tous les cas, l'impossibilité, pour tous ces artistes, de dépasser le dualisme forme/fond hérité d'Aristote leur interdit de réinscrire durablement l'histoire au cœur de la pratique picturale.
|
|---|