L’invention de l’intériorité
L’intérieur circonscrit un espace clos, dédié à l’individuel. Il devient comme un second corps, occultant la scène sociale et accueillant le rituel d’écrire. Bien plus, la renaissance lyrique qui marque le début du xixe siècle l’intériorise à un second niveau : cette notion d’intérieur permet la...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2015
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’intérieur circonscrit un espace clos, dédié à l’individuel. Il devient comme un second corps, occultant la scène sociale et accueillant le rituel d’écrire. Bien plus, la renaissance lyrique qui marque le début du xixe siècle l’intériorise à un second niveau : cette notion d’intérieur permet la représentation métaphorique d’un espace nouveau, celui de la subjectivité romantique. Suivant une physiologie toute musicale, les poètes situent l’intériorité dans le cœur instrumental, de sorte qu’en émane un « chant intérieur ». La césure revendiquée avec l’Histoire et la violence qui lui est inhérente vise à protéger ce lieu réservé à soi. Cependant, oscillant entre fermeture et clôture, il est par définition poreux, ce qui l’expose à une menace permanente d’altération ou même de dissolution.
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