Stendhal essayiste : De l'Amour
Stendhal a abondamment pratiqué la littérature d’idées sous toutes ses formes (récits de voyage, pamphlets, chroniques journalistiques, « histoires », etc.) mais n’a qualifié d’« essai » que De l’Amour (1822) qui entend définir le sentiment amoureux, en décrire les mécanismes et les actualisations...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
|---|---|
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2014
|
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Stendhal a abondamment pratiqué la littérature d’idées sous toutes ses formes (récits de voyage, pamphlets, chroniques journalistiques, « histoires », etc.) mais n’a qualifié d’« essai » que De l’Amour (1822) qui entend définir le sentiment amoureux, en décrire les mécanismes et les actualisations diverses selon les pays et les types de gouvernement. C’est ce texte qu’on analyse ici d’un point de vue générique. On montre que l’essai stendhalien est habité d’une tension entre une pensée et une démarche analytiques qui le tirent du côté du « traité » et un irréductible empirisme qui le dés-ordonne et l’ouvre à une pensée plus vagabonde appelant la collaboration d’un lecteur bénévole. L’organisation énonciative de De l’Amour, tout comme les motifs structurants du voyage ou de la conversation, font de l’essai tout à la fois un discours situé et ouvert, travaillé par le fragmentaire et le multiple. |
|---|