Joseph Joubert essayiste : critique et pratique d'un genre protéiforme
Les notes éparses que Joseph Joubert a consignées dans ses Carnets jusqu’en 1824 n’ont jamais été envisagées sous l’angle générique de l’essai. Cet article se propose de lire l’œuvre de Joubert comme un vaste essai fragmentaire. Dans un contexte contre-révolutionnaire, l’assise chrétienne de la p...
Kaydedildi:
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2014
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Les notes éparses que Joseph Joubert a consignées dans ses Carnets jusqu’en 1824 n’ont jamais été envisagées sous l’angle générique de l’essai. Cet article se propose de lire l’œuvre de Joubert comme un vaste essai fragmentaire. Dans un contexte contre-révolutionnaire, l’assise chrétienne de la pensée joubertienne suppose, à l’inverse de la pratique montaignienne, une vision essentialiste de la pratique essayistique. Les fragments ainsi consignés dessinent un espace du provisoire, dans l’attente d’une réflexion plus aboutie, en sorte que le fragment pourrait être qualifié d’essai mis en attente. Ses notes lacunaires, énoncés tronqués qui appellent un texte absent, permettent également de décliner certains enjeux des liens existant essai et fiction. Les espaces vacants suscitent en effet les jeux de l’imagination et laissent résonner en écho les images et les sons de la note inachevée. |
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