Du réalisme comme objection : Balzac, avril 1830

Tel qu’il s’invente dans les six Scènes de la vie privée de 1830, le réalisme balzacien n’est pas plus situé du côté de l’« imitation » classique que d’une mimesis photographique. Il doit son existence, paradoxalement, au brouillage des signes : à la complexité que le monde sensible, les choses e...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Lyon-Caen, Boris
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2013
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Tel qu’il s’invente dans les six Scènes de la vie privée de 1830, le réalisme balzacien n’est pas plus situé du côté de l’« imitation » classique que d’une mimesis photographique. Il doit son existence, paradoxalement, au brouillage des signes : à la complexité que le monde sensible, les choses et les êtres opposent aux personnages. Leurs illusions d’optique, leurs aveuglements et leurs fourvoiements, dramatisés et déplorés dans chaque exemplum, tiennent à cette « objection » massive. Mais c’est d’elle que le romancier, tel un judoka, retire sa souveraineté de peintre et d’analyste. Étonnant chemin de traverse, voyant la cause de tous les maux se transformer en objet de connaissance ! La présente contribution vise à décrire ce point de bascule, narrativement fécond, pour lui rendre sa nécessité et sa fraîcheur premières.