Des curés chez Bacchus. Satire anticléricale et opposition politique chez Gustave Courbet (1863-1868)

Dans les années 1860, parallèlement à sa virulente opposition au Second Empire, Gustave Courbet produit des tableaux, pamphlets et illustrations qui servent son combat anticlérical. En écho au Retour de la conférence, refusé pour immoralité au Salon de 1863 et au Salon des Refusés – l’œuvre montre...

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Auteur principal: Tillier, Bertrand
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2013
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Dans les années 1860, parallèlement à sa virulente opposition au Second Empire, Gustave Courbet produit des tableaux, pamphlets et illustrations qui servent son combat anticlérical. En écho au Retour de la conférence, refusé pour immoralité au Salon de 1863 et au Salon des Refusés – l’œuvre montre un cortège de curés ivres –, le peintre publie en 1868 un opuscule, Les Curés en goguette, illustré de six dessins qu’il conçoit comme une extension de son tableau original et comme une intervention polémique, à caractère satirique, dans la tradition de la caricature anticléricale. Mais cette suite d’images, jusqu’alors peu étudiée, croise d’autres préoccupations de Courbet : le réalisme, la vérité, la liberté de culte, l’emprise du pouvoir religieux sur l’État, l’intransigeance des ultramontains. À bien des égards, Courbet participe d’un mouvement de laïcisation de la société, qui amorce une action militante structurée contre l’Église.