La difficile laïcisation du serment judiciaire
Au XIXe siècle, et au-delà, le sacré qui imprègne les rituels judiciaires, se doubla d’une empreinte religieuse, exprimée par la référence à Dieu, explicite ou implicite, dans le serment prêté par les jurés et les témoins, et par la présence de crucifix dans les tribunaux. Le serment posa divers pr...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2013
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Au XIXe siècle, et au-delà, le sacré qui imprègne les rituels judiciaires, se doubla d’une empreinte religieuse, exprimée par la référence à Dieu, explicite ou implicite, dans le serment prêté par les jurés et les témoins, et par la présence de crucifix dans les tribunaux. Le serment posa divers problèmes ; les quakers et les anabaptistes ne voulaient pas jurer ; les juifs refusaient le rite judaïque que les pouvoirs publics leur imposaient ; les libres penseurs exigeaient le retrait du nom de Dieu de la formule du serment prêté aux assises. La Cour de cassation donna satisfaction aux protestants dissidents et aux juifs. Mais, durant la Troisième République, par crainte de l’athéisme, le Législateur, dont le concours était nécessaire pour modifier les Codes, se refusa à laïciser la formule du serment, qui ne devint laïque qu’en 1972. Quant aux crucifix, ils furent retirés par voie réglementaire en 1904. |
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