Protestants et juifs français : des précurseurs de la laïcité
Le processus de laïcisation à la française, au XIXe siècle, a fait un perdant, le catholicisme, et des gagnants, les minorités protestante et juive. Celles-ci s’accommodaient pourtant fort bien, dans un premier temps, du système des « cultes reconnus » qui leur offrait protection et même réparation...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awdur: | |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2013
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Le processus de laïcisation à la française, au XIXe siècle, a fait un perdant, le catholicisme, et des gagnants, les minorités protestante et juive. Celles-ci s’accommodaient pourtant fort bien, dans un premier temps, du système des « cultes reconnus » qui leur offrait protection et même réparation de la part d’un État qui avait cessé d’être catholique. Mais la radicalisation ultramontaine de l’Église, le vote de la loi Falloux (1850), et aussi les progrès du libéralisme religieux dans leurs rangs, ont conduit protestants et juifs à souhaiter la laïcité de l’école et plus largement de l’espace public et de la culture de la nation. Ils ont donné, les premiers surtout, à la laïcité du dernier tiers du siècle un certain nombre de penseurs et de dirigeants de premier plan. Ils ont nourri le rêve, bientôt déçu, d’instaurer en France une forme de République kantienne, qui aurait uni religion laïque et laïcité religieuse. |
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