« Un mille-pattes romantique » : Aurélia de Gérard de Nerval
Aurélia accomplit le dessein de l’œuvre romantique. En renvoyant, dès les premières pages du récit, aux « modèles poétiques » d’Apulée, de Dante et de Swedenborg, Nerval conçoit cette nouvelle « étude de l’âme humaine » comme la synthèse de trois époques – l’Antiquité, le Moyen Âge, le XVIIIe sièc...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2013
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Aurélia accomplit le dessein de l’œuvre romantique. En renvoyant, dès les premières pages du récit, aux « modèles poétiques » d’Apulée, de Dante et de Swedenborg, Nerval conçoit cette nouvelle « étude de l’âme humaine » comme la synthèse de trois époques – l’Antiquité, le Moyen Âge, le XVIIIe siècle –, de trois formes de religion – le paganisme, le christianisme, l’illuminisme –, et de trois genres littéraires : le conte initiatique, l’autobiographie spirituelle, et la littérature visionnaire. Nerval romantise ainsi les modèles du passé, en ceci qu’il les reprend dans le cours d’une littérature universelle progressive, mais en ceci aussi qu’il les ressource au foyer de la subjectivité infinie : car ici la vie donne sa substance à l’œuvre, pour que l’œuvre en retour illumine la vie d’une vérité poétique. |
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