Peindre le soldat. Armand Dayot et la réception de la figure du militaire (1889-1919)
Existe-t-il un type iconographique du soldat français ? Cet article propose d’étudier, à travers les écrits d’Armand Dayot (1851-1934), inspecteur des Beaux-Arts, critique, historien d’art puis directeur de la revue L’Art et les Artistes (1905-1939), la réception de la figure du militaire sous la...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2013
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Existe-t-il un type iconographique du soldat français ? Cet article propose d’étudier, à travers les écrits d’Armand Dayot (1851-1934), inspecteur des Beaux-Arts, critique, historien d’art puis directeur de la revue L’Art et les Artistes (1905-1939), la réception de la figure du militaire sous la Troisième République. Dans les années 1890, alors que l’armée républicaine tente de dépasser le souvenir de Sedan, le soldat français trouve une incarnation dans le grognard napoléonien tel qu’immortalisé par Charlet et Raffet au début du siècle. Si ce type subsiste durant la Première guerre mondiale, il est bientôt contesté par l’émergence de la figure de l’artiste-combattant. La réflexion des historiens et écrivains d’art du temps – notamment Robert de la Sizeranne, Arsène Alexandre et Gustave Geffroy – porte désormais moins sur le type du soldat que sur la légitimité de la représentation de la guerre. La réception de l’œuvre du peintre Mathurin Méheut (1882-1958), acteur et témoin du conflit, est exemplaire de ce déplacement, qui oblige à repenser les modalités traditionnelles du genre militaire face à la guerre moderne. |
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