Jean BELLEMIN-NOËL, Lire de tout son inconscient, Vincennes, Presses Universitaires de Vincennes, 2011, 277 p.
Dans un passage de Quatrevingt-treize, Hugo confronte Lantenac à une énigme : le personnageregarde des clochers s’emplir et se vider sans rien entendre, il « voi[t] le tocsin ». On aborde cet extrait à partir d’un texte de C. Ginzburg sur l’« estrangement ». L’historien met au jour les racines stoï...
Spremljeno u:
| Glavni autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2012
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Dans un passage de Quatrevingt-treize, Hugo confronte Lantenac à une énigme : le personnageregarde des clochers s’emplir et se vider sans rien entendre, il « voi[t] le tocsin ». On aborde cet extrait à partir d’un texte de C. Ginzburg sur l’« estrangement ». L’historien met au jour les racines stoïciennes de ce procédé littéraire, et il en expose un avatar proustien, à visée moins satirique qu’esthétique, dont il veut tirer parti pour sa discipline. On montre l’intérêt, dans un roman historique, du recours à l’« estrangement » qui passe par une dissociation et une valorisation des sens. Et l’on dégage la spécificité du procédé dans l’extrait. Elle tient surtout à sa fonction : il s’agit d’intriguer, d’inquiéter le lecteur. Trois et non deux types d’« estrangement » s’imposent donc, satirique, esthétique, dramatique ; ils peuvent être identifiés dans la littérature du XIXe siècle. |
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