Roxana VERONA, Parcours francophones : Anna de Noailles et sa famille culturelle, Paris, Champion, coll. « Littérature générale et comparée », 2011, 275 p.
Dans un passage de Quatrevingt-treize, Hugo confronte Lantenac à une énigme : le personnageregarde des clochers s’emplir et se vider sans rien entendre, il « voi[t] le tocsin ». On aborde cet extrait à partir d’un texte de C. Ginzburg sur l’« estrangement ». L’historien met au jour les racines stoï...
Enregistré dans:
| 主要作者: | |
|---|---|
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
2012
|
| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | Dans un passage de Quatrevingt-treize, Hugo confronte Lantenac à une énigme : le personnageregarde des clochers s’emplir et se vider sans rien entendre, il « voi[t] le tocsin ». On aborde cet extrait à partir d’un texte de C. Ginzburg sur l’« estrangement ». L’historien met au jour les racines stoïciennes de ce procédé littéraire, et il en expose un avatar proustien, à visée moins satirique qu’esthétique, dont il veut tirer parti pour sa discipline. On montre l’intérêt, dans un roman historique, du recours à l’« estrangement » qui passe par une dissociation et une valorisation des sens. Et l’on dégage la spécificité du procédé dans l’extrait. Elle tient surtout à sa fonction : il s’agit d’intriguer, d’inquiéter le lecteur. Trois et non deux types d’« estrangement » s’imposent donc, satirique, esthétique, dramatique ; ils peuvent être identifiés dans la littérature du XIXe siècle. |
|---|