Claire BAREL-MOISAN et Christèle COULEAU (dir.), Balzac, l’aventure analytique, Saint-Cyr-sur-Loire, Christian Pirot éditeur, 2009, 272 p.
Dans un passage de Quatrevingt-treize, Hugo confronte Lantenac à une énigme : le personnageregarde des clochers s’emplir et se vider sans rien entendre, il « voi[t] le tocsin ». On aborde cet extrait à partir d’un texte de C. Ginzburg sur l’« estrangement ». L’historien met au jour les racines stoï...
Guardat en:
| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2012
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans un passage de Quatrevingt-treize, Hugo confronte Lantenac à une énigme : le personnageregarde des clochers s’emplir et se vider sans rien entendre, il « voi[t] le tocsin ». On aborde cet extrait à partir d’un texte de C. Ginzburg sur l’« estrangement ». L’historien met au jour les racines stoïciennes de ce procédé littéraire, et il en expose un avatar proustien, à visée moins satirique qu’esthétique, dont il veut tirer parti pour sa discipline. On montre l’intérêt, dans un roman historique, du recours à l’« estrangement » qui passe par une dissociation et une valorisation des sens. Et l’on dégage la spécificité du procédé dans l’extrait. Elle tient surtout à sa fonction : il s’agit d’intriguer, d’inquiéter le lecteur. Trois et non deux types d’« estrangement » s’imposent donc, satirique, esthétique, dramatique ; ils peuvent être identifiés dans la littérature du XIXe siècle. |
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