Le prix d'une nuit : écrivains romantiques face à Cléopâtre
Dans les années 1830, une anecdote concernant Cléopâtre resurgit en Europe : elle auraitproposé à ses adorateurs de passer une nuit avec elle, s’ils acceptaient de mourir le lendemain. Contraint de (se) vendre par l’accroissement de la pression médiatique sur le monde des arts, les auteurs doivent n...
Sparad:
| Huvudupphovsman: | |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2012
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Dans les années 1830, une anecdote concernant Cléopâtre resurgit en Europe : elle auraitproposé à ses adorateurs de passer une nuit avec elle, s’ils acceptaient de mourir le lendemain. Contraint de (se) vendre par l’accroissement de la pression médiatique sur le monde des arts, les auteurs doivent négocier une nouvelle image de soi dans la sphère journalistico-littéraire : Cléopâtre, souveraine impérieuse et prostituée sublime, leur sert de figure tutélaire pour rentrer dans le jeu de l’échange sans rien perdre de leur aura. Les trois nouvelles d’Antoine-Édouard Brac de Bourdonnel, Alexandre Pouchkine et Théophile Gautier présentent un dispositif analogue : un glissement rhétorique permet de passer de la nuit érotique réelle, que le lecteur ne verra pas, à une nuit purement textuelle, renvoyant à une situation feinte d’énonciation nocturne qui dessine dans les marges du récit une figure encadrante d’auteur. |
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