Érik Satie, Uspud, et la mystification au service de l'art
Peut-on concevoir Uspud, ballet chrétien, d’Érik Satie, comme une mystification ? Non, dans la mesure où Satie ne voulut ni ne réussit à mystifier personne lorsqu’il chercha à faire représenter Uspud à l’Opéra de Paris. Il était clair pour tous qu’ Uspud était comique, grotesque, inadapté, ridicu...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2012
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Peut-on concevoir Uspud, ballet chrétien, d’Érik Satie, comme une mystification ? Non, dans la mesure où Satie ne voulut ni ne réussit à mystifier personne lorsqu’il chercha à faire représenter Uspud à l’Opéra de Paris. Il était clair pour tous qu’ Uspud était comique, grotesque, inadapté, ridicule, caricatural – bref, une mystification ; et une mystification qui s’affiche comme telle n’en est sans doute pas une. Mais Satie réussit parfaitement à mystifier les hommes qui dirigeaient les institutions musicales de l’époque, dans la mesure où ceux-ci ne virent pas qu’un chef-d’œuvre révolutionnaire leur passait sous le nez. Leur incompréhension devait être, pour Satie, un gage de la valeur de son ballet ; car toute œuvre vraiment neuve doit paraître mystificatrice aux yeux des hommes en place. |
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