Mystification et esthétique moderne
De la littérature à la mystification il n’y a qu’un pas. D’une part, toute fiction est une simulation ;d’autre part, la fausseté sous toutes ses formes (ruses, hypocrisies, tromperies) fournit depuis des siècles la matière première des récits. Or, à partir de la fin du dix-huitième siècle, la mystif...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2012
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | De la littérature à la mystification il n’y a qu’un pas. D’une part, toute fiction est une simulation ;d’autre part, la fausseté sous toutes ses formes (ruses, hypocrisies, tromperies) fournit depuis des siècles la matière première des récits. Or, à partir de la fin du dix-huitième siècle, la mystification commencera à évoluer, pour jouer un rôle important dans ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui l’esthétique moderne. En nous appuyant sur des exemples textuels, puisés surtout chez Diderot, Mérimée et Baudelaire, nous démontrerons la transition depuis l’illustration d’un artifice vers sa mise-en-scène ( performance), où le lecteur se trouve à la place de la dupe. Par ailleurs, dans les textes modernes, on omet généralement la révélation qui permettrait un retour à la norme : la mystification moderne déstabilise la lecture, laissant le lecteur définitivement en suspens. |
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