Peter BROOKS. L’Imagination mélodramatique. Balzac, Henry James, le mélodrame et le mode de l’excès, ouvrage traduit de l’anglais par Emmanuel SAUSSIER et Myriam FATEN SFAR, Paris, Classiques Garnier, 2010.
Bien que le paratexte du livre clandestin repose généralement sur un principe de mystification (en dissimulant notamment l’identité de l’auteur et de l’éditeur), s’y déploie souvent un espace sémiotique dont l’analyse est susceptible de renouveler l’interprétation du texte, voire du contexte de par...
Guardat en:
| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2012
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Bien que le paratexte du livre clandestin repose généralement sur un principe de mystification (en dissimulant notamment l’identité de l’auteur et de l’éditeur), s’y déploie souvent un espace sémiotique dont l’analyse est susceptible de renouveler l’interprétation du texte, voire du contexte de parution de l’ouvrage. À partir d’une lecture paratextuelle de plusieurs éditions illicites publiées par Poulet-Malassis et illustrées par Félicien Rops dans les années 1860 (en particulier L’Art priapique, Les Épaves de Baudelaire et Le Parnasse satyrique du XIXe siècle), on se propose d’examiner quelques fonctions de la littérature clandestine par rapport à la constitution du champ littéraire sous le second Empire : d’abord sa fonction parodique, ensuite sa fonction de complément aux œuvres d’auteurs, enfin sa fonction de reconfiguration de ce même champ. Loin de constituer un phénomène marginal de l’histoire littéraire, la (para) textualité clandestine apparaît, en effet, comme un laboratoire poétique fréquenté par nombre d’auteurs (Gautier, Baudelaire, Mallarmé, etc.) promis à la consécration. |
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