Corps marqués, corps publics : étiquettes, emblèmes, tatouages
La question de la marque, mot polysémique, sert de point de départ à l’analyse du tatouage et de sa représentation dans les œuvres littéraires. Image dans le texte ou en regard de lui, texte dans le texte, il interroge toujours les frontières de la figuration du corps, qu’il fait exister et donne à...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
|---|---|
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2012
|
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | La question de la marque, mot polysémique, sert de point de départ à l’analyse du tatouage et de sa représentation dans les œuvres littéraires. Image dans le texte ou en regard de lui, texte dans le texte, il interroge toujours les frontières de la figuration du corps, qu’il fait exister et donne à voir par l’écriture. Les enquêtes médicales du XIXe siècle en ont établi des classements, voire les ont disposés dans des recueils d’emblèmes nosologiques, permettant l’identification des populations marginales. Les écrivains, à leur tour, s’en emparent, soit pour les intégrer dans une topique, soit pour leur faire dire autre chose, exhiber un indice crypté, attirer le regard sur ce quelque chose qui est tu et montré simultanément. Le tatouage participe ainsi d’une stratégie complexe où la publicité et le camouflage servent un propos esthétique ou renvoient aux nouvelles conditions de la littérature. |
|---|