Les « sociétés animales » : un défi à l'ordre savant

Longtemps employée à titre analogique, l’expression de « société animale » connaît à la fin du XIXe siècle avec l’œuvre éponyme d’Alfred Espinas ( Des sociétés animales, 1877) une grande notoriété. Emblème d’une science comparée du vivant, elle veut rompre avec l’idée d’une frontière absolue entre...

সম্পূর্ণ বিবরণ

সংরক্ষণ করুন:
গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রধান লেখক: Feuerhahn, Wolf
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: 2011
অনলাইন ব্যবহার করুন:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
বিবরন
সংক্ষিপ্ত:Longtemps employée à titre analogique, l’expression de « société animale » connaît à la fin du XIXe siècle avec l’œuvre éponyme d’Alfred Espinas ( Des sociétés animales, 1877) une grande notoriété. Emblème d’une science comparée du vivant, elle veut rompre avec l’idée d’une frontière absolue entre l’homme et l’animal. La faveur de cette expression gagne à être ressaisie dans le cadre de la lutte du philosophe Espinas contre le spiritualisme qui domine alors l’université française et qui récuse toute continuité du vivant érigeant la conscience en attribut inaliénable de l’homme. Mais l’expression se verra également rejetée par les aspirants sociologues et en particulier par Durkheim et ses collaborateurs de l’ Année sociologique. Ceci marquera pour un siècle au moins l’échec d’Espinas à remettre en cause l’ordre des savoirs et à faire de l’animal un objet légitime des sciences sociales.