Steve Murphy, Rimbaud et la Commune. Microlectures et perspectives, Paris, Éditions Garnier Classiques, « Études rimbaldiennes, 4 », 2010, 916 p.

Pionnier du roman historique tel qu’il se développe en France au XIXe siècle, Alfred de Vigny doit le défendre contre des accusations de mensonge. C’est ainsi qu’en 1829, il fait précéder Cinq-Mars de « Réflexions sur la vérité dans l’art ». La défense des choix du romancier contre les prétentions...

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מחבר ראשי: Bernadet, Arnaud
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2011
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Pionnier du roman historique tel qu’il se développe en France au XIXe siècle, Alfred de Vigny doit le défendre contre des accusations de mensonge. C’est ainsi qu’en 1829, il fait précéder Cinq-Mars de « Réflexions sur la vérité dans l’art ». La défense des choix du romancier contre les prétentions des historiens ne se limite cependant pas à ce manifeste idéaliste ; elle se trouve au cœur même du roman. Vigny y met en cause les interprétations surnaturelles invoquant la Providence ou le Destin pour expliquer des faits auxquels il applique plutôt des causes humaines et une lecture politique. Critique envers Richelieu, son analyse s’oppose à des sources grossièrement louangeuses, qui ne sont guère citées que pour être contredites et complexifiées. Plus largement, Cinq-Mars met en doute la possibilité d’appréhender et de représenter une réalité insaisissable. Le roman suggère cependant qu’il peut en offrir le reflet le plus fidèle en s’affirmant comme illusion. Vigny légitime ainsi le genre émergeant du roman historique en engageant une interrogation profonde de l’écriture des faits, des êtres et du monde.