Baudelaire et Liszt : le génie de la rhapsodie
« Le Thyrse » et « Les Vocations » de Baudelaire sont relus à la lumière du livre de Liszt Des Bohémiens et de leur musique en Hongrie. Par l’évocation de Bohémiens ou le symbole du thyrse, le poète résume les caractéristiques de la musique tzigane mises en avant par Liszt : l’ivresse passionnée q...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2011
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | « Le Thyrse » et « Les Vocations » de Baudelaire sont relus à la lumière du livre de Liszt Des Bohémiens et de leur musique en Hongrie. Par l’évocation de Bohémiens ou le symbole du thyrse, le poète résume les caractéristiques de la musique tzigane mises en avant par Liszt : l’ivresse passionnée qu’elle exprime, sa fantaisie rebelle à toute loi, sa tension vers l’idéal, son mélange vibrant de volupté et de douleur. Le thyrse devient le symbole de l’héritage hongrois dont Liszt nourrit sa musique (notamment les Rhapsodies hongroises), mais aussi le symbole de la fraternité spirituelle entre le musicien et le poète : tous deux défendent une esthétique alliant liberté et maîtrise lucide. Avec Le Spleen de Paris, Baudelaire à son tour apparaît comme le rhapsode de la modernité : il fait sien les motifs de cette modernité, choses vues (dans l’espace urbain) ou choses lues (chez un Liszt par exemple), et crée, avec Le Spleen de Paris, une épopée de la civilisation moderne, placée sous le signe de la fantaisie, de l’oxymore et de la volonté consciente. |
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