Entre crédit public et crédit mutuel : un aperçu des théories du crédit au XIXe siècle

Les études sur les théories relatives au crédit au XIXe ont accordé une importance majeure aux économistes britanniques. À l’exception de la doctrine saint-simonienne qui exerça une forte influence dans la mise en place du système bancaire sous le second Empire, la plupart des autres pensées ont ét...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Chaïbi, Olivier
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2011
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Les études sur les théories relatives au crédit au XIXe ont accordé une importance majeure aux économistes britanniques. À l’exception de la doctrine saint-simonienne qui exerça une forte influence dans la mise en place du système bancaire sous le second Empire, la plupart des autres pensées ont été éclipsées. Pourtant, la question du crédit a été âprement débattue en France. Que ce soit au sujet de la légitimité de l’intérêt, de la valeur des taux, du problème de la dette publique ou encore des moyens de stimuler un secteur ou une activité économique, de nombreux auteurs ont exposé des conceptions ou des projets originaux sur le crédit, son rôle et les moyens de l’organiser. Les débats sur ces questions semblent avoir atteint leur paroxysme sous la seconde République en raison de la crise économique et politique que traversa alors le pays. Auparavant, la question du crédit public avait dominé les débats politiques, tandis que la question de la légitimité de l’intérêt continuait de tourmenter les moralistes. À partir du second empire, le développement d’institutions modernes de crédit aux particuliers offre une nouvelle donne. La diminution des taux d’intérêts estompe les querelles sur sa légitimité. Toutefois, l’importance prise par les grandes banques capitalistes inquiète les théoriciens soucieux des questions sociales. Malgré l’échec de la Banque du Peuple de Proudhon, de nombreux théoriciens persistent dans la volonté de créer un organe de crédit des travailleurs. Il en résulta des formes de coopérations bancaires et de crédit mutuel, fruits de plusieurs décennies de théorisation et de maturation.