« La panacée universelle, le crédit ! » (César Birotteau). Quelques exemples d'inscription narrative du crédit dans la littérature du premier XIXe siècle

Le premier XIXe siècle connaît une telle pénurie d’argent liquide que chacun recourt aux instruments du crédit pour investir ou subsister, mais également pour régler les échanges quotidiens. Cet endettement généralisé engendre une véritable obsession de la dette dont la littérature se fait largemen...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Péraud, Alexandre
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2011
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Le premier XIXe siècle connaît une telle pénurie d’argent liquide que chacun recourt aux instruments du crédit pour investir ou subsister, mais également pour régler les échanges quotidiens. Cet endettement généralisé engendre une véritable obsession de la dette dont la littérature se fait largement écho. Qu’on considère les physiologies ou le roman, c’est toute la production littéraire qui est en quelque sorte fiduciarisée, le récit s’organisant non seulement autour de la représentation des dégâts du crédit, mais empruntant également ses motifs et structures aux schèmes fiduciaires. L’étude des modalités d’inscription narrative du crédit permet ainsi de mesurer les hésitations entre un traitement purement réifié ou, à l’inverse, une inscription profonde de ses logiques au cœur du récit. Objet mélodramatique chez Karr ou Dumas, le crédit devient chez Balzac un facteur de dynamique romanesque qui soumet l’argent aux complexes dialectiques du temps et du désir. Beaucoup plus qu’un simple expédient financier, le crédit devient une modalité morale et économique de relation aux autres et d’être au monde, et s’affirme comme un principe poétique.