Émile Zola, La Fabrique des Rougon- Macquart, édition des dossiers préparatoires, publiés par Colette Becker, avec la collabora tion de Véronique Lavielle, Paris, Champion, coll. « Textes de littérature moderne et contemporaine », vol. III, 2006, 1173 p.

L’approche générique est indispensable pour comprendre ce que, au XIXesiècle, le journal fait à la littérature, et réciproquement. Cette perspective permet d’abord de saisir ce qui se produit lorsqu’une même forme textuelle passe d’un support éditorial à un autre : la modification du cadre énoncia...

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Dettagli Bibliografici
Autore principale: Reffait, Christophe
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2010
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’approche générique est indispensable pour comprendre ce que, au XIXesiècle, le journal fait à la littérature, et réciproquement. Cette perspective permet d’abord de saisir ce qui se produit lorsqu’une même forme textuelle passe d’un support éditorial à un autre : la modification du cadre énonciatif, les effets de la co-textualité, les différences de régie paratextuelle entraînent une série de perturbations et de réajustements s’imposant aussi bien au niveau de la création qu’à celui de la réception. Plus radicalement, la circularité entre littérature et journalisme, au XIXesiècle, pose crûment le problème essentiel des frontières du littéraire : dans l’espace hétérogène et hétéroclite du périodique, seule une négociation générique incessamment recommencée peut légitimer certaines formes frontalières et/ou novatrices, mais aussi assurer la reconnaissance de genres traditionnellement attestés. C’est parce qu’il invente dans l’espace du journal une forme nouvelle de poème en prose que Baudelaire mobilise d’insistantes stratégies de positionnement générique, lesquelles en retour révèlent l’originalité de sa démarche créatrice.