A. Guyaux (dir.), Silences fin-de-siècle. Hommage à Jean de Palacio, Paris, Presses Uni versitaires de la Sorbonne, 2008, 264 p.

L’approche générique est indispensable pour comprendre ce que, au XIXesiècle, le journal fait à la littérature, et réciproquement. Cette perspective permet d’abord de saisir ce qui se produit lorsqu’une même forme textuelle passe d’un support éditorial à un autre : la modification du cadre énoncia...

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Auteur principal: Reverzy, Éléonore
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2010
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:L’approche générique est indispensable pour comprendre ce que, au XIXesiècle, le journal fait à la littérature, et réciproquement. Cette perspective permet d’abord de saisir ce qui se produit lorsqu’une même forme textuelle passe d’un support éditorial à un autre : la modification du cadre énonciatif, les effets de la co-textualité, les différences de régie paratextuelle entraînent une série de perturbations et de réajustements s’imposant aussi bien au niveau de la création qu’à celui de la réception. Plus radicalement, la circularité entre littérature et journalisme, au XIXesiècle, pose crûment le problème essentiel des frontières du littéraire : dans l’espace hétérogène et hétéroclite du périodique, seule une négociation générique incessamment recommencée peut légitimer certaines formes frontalières et/ou novatrices, mais aussi assurer la reconnaissance de genres traditionnellement attestés. C’est parce qu’il invente dans l’espace du journal une forme nouvelle de poème en prose que Baudelaire mobilise d’insistantes stratégies de positionnement générique, lesquelles en retour révèlent l’originalité de sa démarche créatrice.