« Les trois marches de marbre rose », ou la petite phrase du romantisme Gautier archéologue de la « génération Musset »
Il n’est pas sûr que l’idée de génération soit caractérisée par ce « désenchantement » dont parla Paul Bénichou, tant les Jeunes-France traitèrent avec euphorie le conflit insoluble entre la passion de l’originalité individuelle et le narcissisme générationnel. Confronté à ce stade du miroir du rom...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2010
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Il n’est pas sûr que l’idée de génération soit caractérisée par ce « désenchantement » dont parla Paul Bénichou, tant les Jeunes-France traitèrent avec euphorie le conflit insoluble entre la passion de l’originalité individuelle et le narcissisme générationnel. Confronté à ce stade du miroir du romantisme que constitue l’époque Jeune-France, le discours de Gautier sur l’histoire et sur Musset le fait échapper à la stérilité par une double proposition : une pratique nouvelle de l’histoire littéraire, « grotesque » et jubilatoire, grâce à laquelle le narcissisme générationnel acquiert une rentabilité critique ; la ligne de fuite compensatoire des catégories transgénérationnelles des « familles d’esprit », qui permet d’échapper au vertige spéculaire ainsi qu’à la perspective du vieillissement. |
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