Tout est mort, tout vit Musset, Nerval : la double figure d'une génération

Le 9 janvier 1831, Balzac écrit que le livre de Nodier appartient à « l’école du désenchantement », formule reprise par Paul Bénichou pour désigner un groupe d’écrivains, parmi lesquels Musset et Nerval. Ces deux écrivains définissent en effet un nouveau mal du siècle, différent de celui de Chateau...

Ful tanımlama

Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yazar: Séginger, Gisèle
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2010
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:Le 9 janvier 1831, Balzac écrit que le livre de Nodier appartient à « l’école du désenchantement », formule reprise par Paul Bénichou pour désigner un groupe d’écrivains, parmi lesquels Musset et Nerval. Ces deux écrivains définissent en effet un nouveau mal du siècle, différent de celui de Chateaubriand. Mais ils perçoivent aussi la grandeur de leur époque et l’intérêt d’une période d’effervescence où de nouvelles valeurs davantage liées à l’immanence peuvent être inventées. Musset, le libertin hédoniste fait de la légèreté un art de vivre et une éthique paradoxale. Nerval, le païen des temps modernes, spiritualiste et matérialiste, cherche à sauver la place du sentiment religieux. Deux réponses au désenchantement du siècle : entre Dieu et le néant, entre la fascination de l’infini et la brutalité d’un athéisme matérialiste, Musset et Nerval prennent la tangente.