L'oralité des dialectes : de la science à la littérature. La « langue patoise » de Verlaine
De Sagesse à Liturgies intimes, Verlaine manifeste une attention accrue aux dialectes, spécialement issus de la langue d’oïl. Cette démarche n’est pas séparable de la publication en 1880 du Recueil sur les patois, reconstituant l’enquête de l’abbé Grégoire (1790-1794), mais aussi de l’essor de l...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2009
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | De Sagesse à Liturgies intimes, Verlaine manifeste une attention accrue aux dialectes, spécialement issus de la langue d’oïl. Cette démarche n’est pas séparable de la publication en 1880 du Recueil sur les patois, reconstituant l’enquête de l’abbé Grégoire (1790-1794), mais aussi de l’essor de la dialectologie contemporaine autour de la Revue des patois gallo-romans (1887). C’est en mesurant le projet littéraire de Verlaine aux nouvelles méthodes scientifiques que l’on saisit comment l’écrivain prend à revers le dualisme qui a organisé l’historiographie du français entre la norme idiomatique et les vernaculaires spontanés. Du poème, il tend alors à faire le lieu d’une expression linguistique plurielle. Ce qui lui importe, avant le lexique et la syntaxe, ce sont d’abord des accents régionaux et locaux, une oralité en déclin dont ses textes conservent la trace pour lui redonner une actualité. Mais cette valorisation des patois est également politique : elle s’attache à défendre des cultures périphériques menacées, en lien avec les mœurs et les manières d’un peuple, contre le processus engagé depuis la Révolution jacobine. |
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