Entre (t) erreur et faute, trémulations de la langue et police du langage (1794-1870)
De Desgrouais et ses Gasconismes corrigés (1768) aux ouvrages publiés autour de 1830, puis des Omnibus de langage aux autres Langage vicieux corrigé des années 1845- 1850, la définition et l’application d’une norme linguistique du français langue d’état sont dictées avant tout par des considérat...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2009
|
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | De Desgrouais et ses Gasconismes corrigés (1768) aux ouvrages publiés autour de 1830, puis des Omnibus de langage aux autres Langage vicieux corrigé des années 1845- 1850, la définition et l’application d’une norme linguistique du français langue d’état sont dictées avant tout par des considérations politiques et socio-culturelles. Ces dernières procèdent de l’évolution historique, certes, mais ne se présentent jamais que comme les reflets d’un univers post-classique toujours travaillé par la spéculation primitive de la langue, dans le droit fil d’un académisme puriste converti aux lumières du XVIIIesiècle en une quête du purisme originel. Derrière les dévoiements stigmatisés, la « Stabilité » idéale et souhaitée d’un système s’affirme et se perpétue dans l’inconscience de chaque locuteur. D’où l’affleurement permanent d’un sentiment épilinguistique qui fait réagir à la norme et au code de loi chaque sujet parlant et écrivant, et qui induit souvent des subtilités byzantines faisant plus appel à l’expérience des realia qu’aux principes du code. |
|---|