Modernités 27. Mauvais genre. La satire littéraire moderne, textes réunis et présentés par Sophie Duval et Jean-Pierre Saïdah, actes du colloque international de l’Université de Bordeaux III (16-17-18 mars 2006), Presses universitaires de Bordeaux, 2008, 464 p.

Cette contribution tente de cerner la voie esthétique d’une influence médicale, en prenant pour exemple révélateur la réutilisation, par Huysmans, de la Grande Hystérie définie par Charcot. Loin de se limiter à un corpus théorique, le savoir clinique de la Salpêtrière est en effet avant tout associ...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Preiss, Nathalie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2009
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Cette contribution tente de cerner la voie esthétique d’une influence médicale, en prenant pour exemple révélateur la réutilisation, par Huysmans, de la Grande Hystérie définie par Charcot. Loin de se limiter à un corpus théorique, le savoir clinique de la Salpêtrière est en effet avant tout associé, pour les écrivains de la fin du siècle, à un « savoir-représenter », qualité éminemment esthétique que Charcot prête lui-même à la peinture démoniaque de Rubens, pour la convertir en une parfaite description clinique de la Grande Hystérie. Alors que la littérature naturaliste transpose l’analogie entre possession et hystérie en l’accompagnant de l’argumentaire anticlérical popularisé par la Salpêtrière, Huysmans choisit, pour des raisons idéologiques, un chemin de traverse, mais conserve au type pathologique de la Grande Hystérie sa pertinence, tout en en faisant l’indice d’un mystère signifiant la faillite de l’optique clinique. L’auteur de Là-bas semble ainsi ne conserver du savoir de la Salpêtrière que son aura esthétique, et prendre à la lettre le « pouvoir » que Charcot reconnaît à « une description bien faite ».