Maurizio Gribaudi et Michèle Riot-Sarcey, 1848, la révolution oubliée, Paris, La Décou verte, 2008, 259 p.

Cette contribution tente de cerner la voie esthétique d’une influence médicale, en prenant pour exemple révélateur la réutilisation, par Huysmans, de la Grande Hystérie définie par Charcot. Loin de se limiter à un corpus théorique, le savoir clinique de la Salpêtrière est en effet avant tout associ...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Caron, Jean-Claude
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2009
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Cette contribution tente de cerner la voie esthétique d’une influence médicale, en prenant pour exemple révélateur la réutilisation, par Huysmans, de la Grande Hystérie définie par Charcot. Loin de se limiter à un corpus théorique, le savoir clinique de la Salpêtrière est en effet avant tout associé, pour les écrivains de la fin du siècle, à un « savoir-représenter », qualité éminemment esthétique que Charcot prête lui-même à la peinture démoniaque de Rubens, pour la convertir en une parfaite description clinique de la Grande Hystérie. Alors que la littérature naturaliste transpose l’analogie entre possession et hystérie en l’accompagnant de l’argumentaire anticlérical popularisé par la Salpêtrière, Huysmans choisit, pour des raisons idéologiques, un chemin de traverse, mais conserve au type pathologique de la Grande Hystérie sa pertinence, tout en en faisant l’indice d’un mystère signifiant la faillite de l’optique clinique. L’auteur de Là-bas semble ainsi ne conserver du savoir de la Salpêtrière que son aura esthétique, et prendre à la lettre le « pouvoir » que Charcot reconnaît à « une description bien faite ».