Gérard de Nerval, Les Confidences de Nicolas, Histoire d’une vie littéraire au XVIIIe siècle, édition établie, annotée et présentée par Michel Brix, Paris, Éditions du Sandre, octobre 2007.

Dans L’Âne d’or, Apulée met en scène avec l’histoire de Psyché l’allégorie d’un trajet initiatique de l’âme qui réintègre sa nature divine, légitimement unie au terme de ses épreuves au dieu Amour. Il est intéressant de voir comment Nerval et Gautier, ces frères en romantisme, actualisent ce gra...

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Bibliografske podrobnosti
Glavni avtor: Mizuno, Hisashi
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2008
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:Dans L’Âne d’or, Apulée met en scène avec l’histoire de Psyché l’allégorie d’un trajet initiatique de l’âme qui réintègre sa nature divine, légitimement unie au terme de ses épreuves au dieu Amour. Il est intéressant de voir comment Nerval et Gautier, ces frères en romantisme, actualisent ce grand schème néoplatonicien (dont l’un se réclame explicitement, et l’autre, implicitement), en particulier dans un ensemble de textes prenant la région napolitaine et ses mythes pour cadre, sous le signe d’Isis : « Isis » et « Octavie » pour l’un (mais aussi le Voyage en Orient ou Aurélia), « Arria Marcella » et « Jettatura » pour l’autre (mais aussi le Roman de la momie). On constate alors que chez Nerval la structure initiatique mise en place n’aboutit qu’au culte mélancolique et mortifère d’une mère-idole ; alors que chez Gautier, les mêmes prédispositions n’engendrent pas les mêmes effets, par suite de la constitution fétichiste de son désir comme de la représentation qu’il se fait de l’art. Mais là où Gautier recouvre l’angoisse du manque des fastes de son esthétisme, Nerval sait en communiquer la douleur à ses lecteurs en des moments d’exceptionnelle intensité.