La question morale au XIXe siècle en France. Repères chronologiques
Pour Dostoïevski, le thème hugolien de la restauration de l’homme déchu a des vertus morales auxquelles lui-même fait allégeance en rédigeant Crime et Châtiment. Pourtant, c’est ce même motif que Chalamov dénonce comme « une faute grave commise par la littérature », pour avoir donné à la représenta...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2008
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Pour Dostoïevski, le thème hugolien de la restauration de l’homme déchu a des vertus morales auxquelles lui-même fait allégeance en rédigeant Crime et Châtiment. Pourtant, c’est ce même motif que Chalamov dénonce comme « une faute grave commise par
la littérature », pour avoir donné à la représentation des malfrats des lettres de noblesse
aux conséquences désastreuses. C’est que, dans son traitement du thème, le roman de
Hugo circule avec légèreté entre exception et exemplarité, non sans péril. Dans cette
brèche, Dostoïevski s’est engouffré, opérant à partir du modèle hugolien une subversion
morale d’une grave portée. Les différents points de ressemblance entre Dostoïevski et
Hugo – schéma général de régénération de l’homme perdu, dilemmes pris en charge par
la délibération intérieure, théorie de l’exception et de la dérogation morale – sont en effet
systématiquement subvertis par le traitement qu’en offre le roman dostoïevskien. La
déconstruction du parcours éthique, chez Dostoïevski, tient largement au traitement de
cet autre instrument d’élaboration de la morale hugolienne qu’est le dilemme |
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